L'image avant sa n'a pa grand chose a voir avec l'histoire, mais jlai mise pr la circonstance, elle est belle non ?
CHAPITRE 2
Julia jeta un ½il mi-inquiet, mi-énervé par la fenêtre de son salon. Rien à l'extérieur mise à par une petite camionnette stationnée sur le trottoir d'en face depuis 18 heures. Elle poussa un profond soupir. L'insuffisant sommeil de la nuit précédente commençait à se faire lourdement ressentir. Elle regarda la belle horloge en chêne massif qui indiquait 22H15 et se laissa presque hypnotiser par le mouvement perpétuel du balancier en cuivre. Ses parents regardaient la télé, assis sur le fauteuil derrière elle. L'apparente agitation de leur fille commençait sérieusement à les agacer et pour la énième fois ils la prièrent de soulager un peu son organisme de la fatigue hébétant qu'il combattait difficilement.
« Non non, leur répondit-elle, j'aimerai connaître la fin du film.
- Tu sais, grâce aux progrès de la technologie moderne, l'enregistrement est possible ! Remarqua sa mère...
- Oui je sais bien, mais ce serait un peu bête de gâcher une cassette pour ça, non ?
- Bon, sa suffit maintenant Julia ! Grogna son père. Demain tu rentres tôt et il est temps d'aller dormir ! En plus tu ne suis même pas le film ! Et tu regardes quoi dehors depuis tout à l'heure ?
« Aï »... La question fatidique. Evidement, elle ne pouvait pas répondre : « Gabriel m'a dit de l'attendre ici, il doit être un peu en retard, ou alors il s'est bien fichu de moi ». Maintenant qu'elle le réalisait, un quart d'heure de retard ne pouvait signifier qu'une chose : le deuxième possibilité était la bonne... Néanmoins, elle décida d'attendre un quart d'heure de plus... après tout il a put, pour elle ne savait quelle motif, être été retardé... Et puis, pour quelle raison sa sécurité et celle de ses parents devraient-elles être menacé ? La jeune fille avait eu beau se ressasser les paroles de Gabriel toute l'après midi, elle n'y comprenait toujours rien ! Et puis, quelles étaient les mots qu'il avait marmonnés au début de leur conversation...Elle se concentra pour s'en souvenir... On aurait dit... une sorte d'elfique sortit tout droit d'un Tolkien ! Non, elle divaguait, ce devait être la fatigue... et il parlait tellement bas qu'elle n'avait presque rien pu distinguer avec l'échos des pas des lycéens dans le couloir. Elle se frotta les yeux.
- Non rien papa, c'est juste qu'il fait chaud, je voulais ouvrir la fenêtre... excuse bidon qui ne marcherait jamais. Et, si, j'ai suivis le film sa parle d'un...
Elle fut coupée par le bruit de la sonnette du portail. Julia sursauta. « N'ouvrez pas à qui que ce soit, même pas à un livreur de pizza qui prétextera s'être tromper de numéro. » se souvint la jeune fille... Facile à dire, comment le faire comprendre à son père qui se dirigeait vers la porte d'entrée en ronchonnant...
- Qui sa peut bien être à cette heure ?! S'étonna la mère.
- Laisse papa, sa doit être quelqu'un qui s'est trompé de numéro...
Apparemment pas, car le mystérieux visiteur insista, puis frappa plusieurs fois contre le portail en acier. Et si c'était Gabriel ... Après tout, comment pourrait-il entrer sans passer par le portail ? Son père passa vite fait un manteau par-dessus son pyjama et sortit en bougonnant : « Il va finir par réveiller tout le voisinage cet abrutit ! ». Julia se plaça sur le perron pour observer la scène.
« C'est bon, c'est bon, j'arrive ! » Son père ouvrit le portail et salua un homme qu'elle ne pouvait distinguer. Celui-ci répondit poliment, et expliqua qu'il était expert électricien, et que suite à un problème du transformateur qui alimente le quartier, une coupure était à prévoir sous peu, précédée d'une surtension mortelle pour un quelconque appareil électrique. Aussi venait-il relever le compteur électrique, vérifier l'état des installations de la maison et déconnecter le disjoncteur du réseau de distribution. Il présenta un papier au père de Julia, et éclaira la missive pour qu'il puisse la lire. Sûrement le papier qui prouvait la véracité de ses dires pensa Julia. Après quelques minutes de concertations, le père s'écarta, et pria l'homme de rentré suivi de deux autres experts en combinaison. Julia se mordit la lèvre inquiète et décida de retourner dans le salon.
Elle observa par la fenêtre les trois hommes traverser la cours et se diriger, non pas vers le compteur, mais vers la maison. Son père leur indiqua que le compteur se trouvait dans une remise à droite et non dans la maison, mais les électriciens ne firent pas attention à lui, continuant leur route fixement.
Alors il se plaça entre eux et l'entré. Un mètre séparait l'un des autres. « J'exige des explications, où alors partez immédiatement ! » lança-il d'un ton qui ne souffrait d'aucune contestation. Pour toute réponse, l'homme le plus avancé sortit -Julia n'en crut pas ses yeux- un révolver muni d'un silencieux de l'intérieur de sa combinaison. Elle distinguait très clairement le canon dans la lumière de la torche que tenait le second « expert ».
Il pressa la détente plusieurs fois. Les lumières de tout le quartier s'éteignirent. Julia cria et se précipita à la suite de sa mère affolée à l'entré, se cognant plusieurs fois à différents obstacles qu'elle ne pouvait identifier dans les ténèbres. Elle vit son père à terre, l'ombre d'un autre homme qui se tenait en position de bouclier humain reçu les dernières balles de l'exécuteur dans l'abdomen quasiment à bout portant. Tétanisé par la peur, le père de Julia parvint tout de même en se mordant la langue pour se libérer de sa paralysie à reculer lentement vers le perron. Les bruits étouffés de détonations amorties s'arrêtèrent. « Il doit être mort » pensa Julia avec horreur s'attendant à voir le sauveur de son père tomber lentement aux pieds des trois meurtriers.
Aucune balle n'avait traversé l'ombre salvatrice. Aucun recul apparent du corps n'avait été observé durant la fusillade.
Le souffle cours, l'adolescente réprima un léger couinement, résultat des sentiments confus qui l'envahissaient, lorsque « le sauveur » s'adressa à elle :
« P***** Julia, je t'avais dit de ne laisser entrer personne ! »
Cette voix était celle de Gabriel ! Les jambes de la jeune fille se dérobèrent, et elle tomba à genoux la peur au ventre. Le garçon n'y fit pas attention.
« Trois seulement ! Railla l'adolescent. 'Faut croire qu'Elle a pas trop d'importance pour vous ! »
Il déploya alors deux larges ombres sorties de son dos : deux ailes de chauves-souris aussi sombres qu'imposantes, que Julia sa rappelaient parfaitement avoir connues lors de ses « visions ». Les opposants déployèrent chacun une paire d'ailes dont la célèbre forme ne permit aucun doute à Julia quant à leur nature : des Anges ! Les torches furent lâchées au sol, et tout quatre s'envolèrent sans sommations aucunes. Les trois témoins de la scène restaient sans voix ! Le père eu la présence d'esprit de demander aux deux femmes de rentrer s'abriter dans la maison. Car quelque soient ou qui que soient ces... choses, elles ne leur voulaient pas que du bien, et l'arme que l'un des « anges » avait braquée vers lui, lui avait semblée assez réelle pour qu'il soit convaincu de ne pas rêver, ou cauchemarder pour être plus proche de la réalité.
Cependant Julia ne pouvait détacher ses yeux du combat qui se déroulait à quelques mètres au dessus de son jardin. D'une part, elle était fascinée malgré elle par cet évènement tellement irréel, qu'elle percevait comme un programme télé où un jeu vidéo au réalisme prenant. D'autre part, elle voyait son ami se battre avec ses poings, ses pieds, et des rayons de... de « magie » conclut-elle faute d'autres explications plausibles, esquiver les coups de ses adversaires, voler, contre-attaquer, se tordre de douleur lorsqu'il recevait une salve, mais rapidement se reprendre pour na pas se laisser submerger par les enchaînements hostiles, et c'était reparti pour un tour ! Le tout avec une aisance impressionnante, comme si cela représentait une routine pour lui ! La question intérieure qui retentit plus forte que toutes les autres en Julia fut : « quelle vie a-t-il mené ces quatre derniers mois ?? ».
Gabriel risqua un bref coup d'oeil en direction de son amie. Il esquiva de justesse un violent coup de poing enveloppé d'énergie magique tout en réfléchissant rapidement à la meilleure solution possible à sa situation, mais aussi à celle de Julia et de ses parents. Car si le combat se prolongeait, le risque qu'il courrait serait de voir débarquer une autre escouade plus dangereuse cette fois et peut être plus nombreuse. Et plus le temps passe, plus le danger que surviennent de regrettables dommages collatéraux augmente. Il ne pourrait à ce moment plus rien contrôler.
Il devait donc se débarrasser de ces trois là dans la seconde, quitte à utiliser toute son énergie restante, et partir au plus vite d'ici avec toute la famille. Il ferma les yeux et reçu de plein fouet les trois attaques de ces agresseurs en même temps. Il cracha le sang qui emplissait sa bouche et se retint d'hurler. Il était sérieusement blessé et sentait une de ses ailes défaillir. Il ne se laisserait cependant pas toucher une seconde fois. Une lueur violette scintillait dans ses yeux. Les lettres d'incantations s'ajustèrent dans son esprit concentré au maximum. Il ferma les yeux et se recroquevilla les muscles bandés au maximum. Avant que le nouvel assaut ne le foudroie, il se détendit et, d'une célérité fulgurante, se déplia. Des volutes de ténèbres émanèrent de lui et une sphère plus noire que la nuit l'enveloppa puis explosa tuant d'un seul coup deux des anges et déchiquetant le troisième qui chuta indubitablement à une dizaine de mettre de Julia.
« Fini » se dit-il. Il s'étira mais se tordit aussitôt de douleur. Ces mecs étaient très forts, mais il avait put en venir à bout. Il regarda sa montre, cinq minutes s'étaient écoulées depuis le début du combat aérien. Nul doute qu'il devait se mettre en route illico. Il amorça l'atterrissage, vidé.
« Fini... pas tout à fait » ragea en lui l'ange meurtrit à qui il ne restait pas plus d'une minute à vivre. Il faisait parti des sections d'élite des services secrets de l'Ordre des Pures, de l'organisation angélique, et pourtant, il s'était fait rétamé par cet avorton ! Il avait pourtant collecté toutes les informations possibles sur Gabriel Van Helsing 8éme du nom. Il connaissait sa manière de combattre, et avait également prévu qu'il intervienne ce soir... Mais pourtant il avait perdu ! Quelle technique avait-il utilisé pour tuer trois anges d'élite aussi facilement ? Il n'en avait jamais vu de telle, du moins, en général, préparer une technique aussi efficace demanderait plus d'une seconde de concentration ! Impossible se dit-il ! Il jura. Dans un dernier instant de lucidité, il décida de viser la fille, ainsi pensa-t-il, le garçon se précipiterait entre elle et lui, et, vidé de son énergie, se prendra le maléfice de plein fouet. Il ferma les yeux et prononça son dernier souhait : que lui et Gabriel se retrouvent dans l'au-delà afin de pouvoir le torturer éternellement. Il entrouvrit la bouche et cracha au sens propre comme au figuré : « contra spiritus ! » Le rayon partit en même temps que son âme.
Julia vécue la scène au ralentit. Le « contra spiritus » lui fonçait dessus à une vitesse folle. Elle entendit vaguement Gabriel crier.
« Nooooon ! »
Elle n'y fit pas attention, obsédée par la raie blanche qui allait dans moins d'une fraction de seconde la frapper sans que personne n'y puisse rien.
Personne ? Si... quelqu'un possédait encore le pouvoir de la sauver, et ce quelqu'un se réveilla à cet instant. Le moment pour lequel Julia était venu au monde se déroulait enfin, sa destiné se mettait enfin en route. Un bouclier d'énergie aux couleurs de l'arc en ciel scintillante à travers les ténèbres environnantes l'enveloppa. Le maléfice hostile ricocha. Julia était sauve... mais deux âmes innocentes furent emportées à sa place. Le rayon immaculé frappa son père de plein fouet. L'homme de 43 ans s'effondra sans un bruit.
Gabriel venait de se poser. Il n'avait rien put faire. Malgré le déluge intérieur qui menaçait de l'emporter, il eut la présence d'esprit de mettre tout le monde en garde :
« Ne le... »
Trop tard ! La mère de Julia s'accroupit précipitamment, et toucha le corps. Le contra spiritus la frappa elle aussi de façon fulgurante. Elle décéda.
« ...touchez pas !» fini Gabriel.
Il agrippa Julia et l'empêcha de toutes ses forces de se jeter sur les deux défunts.
« Non Julia !
- Papa !!! Mama !!
- Non Julia, s'il te plait !
- Laisse moi ! Laisse moi ! Ils ont besoin d'aide !
- Ils sont morts Julia, et si toi aussi tu touche leur corps, tu mourra !
- La ferme ! Ils ont besoin d'aide ! Elle pleurait. Elle ne pouvait se résoudre à admettre la mort de ces parents.
- Julia écoute moi... calme toi... écoute moi...
Il se saisit de ses poignés et la tourna vers lui, la forçant à le regarder. Julia tourna la tête vers le perron sur lesquels étaient étalés ses parents, mais Gabriel l'obligea à tourner la tête vers lui.
- C'est un contra spiritus, une sorte de bouffeur d'âme jamais rassasié, quiconque touchera leur corps dans les 2 heures mourra aussitôt. Tu comprends ça ?
- Tu mens ! Tu dois mentir ! On peut encore les sauver ! Tu dois faire quelque chose !
- Je ne peux rien faire ! Il y a plus grave, on doit partir immédiatement sinon on en aura d'autres sur le dos !
Julia ne l'écoutait plus, elle voulait se réveiller, sortir de cet effroyable cauchemar. Des larmes chaudes et salées coulaient à flots sur ses joues humides. Elle éclata en sanglots et répéta entre deux « c'est... pas possible... tu ... mens... ». Gabriel l'enlaça, puis se baissa. Il passa une main derrière elle au niveau de ses genoux, l'autre dans son dos, et la souleva. Il dissipa la barrière sonore qu'il avait érigé avant d'intervenir tout à l'heure afin de ne pas réveiller les voisins, et qu'il avait maintenant beaucoup de mal à maintenir. Il devait impérativement l'emmener chez lui dans les plus brefs délais. Cependant, avec une aile hors d'usage, et sans énergie pour utiliser un quelconque sort de téléportation, il devrait courir avec Julia, incapable du moindre effort, dans les bras...
A moins que... si les inscriptions gravées et couvertes de feuilles d'or qu'il avait pus lire dans un des écrits de Gabriel Van Helsing 5, son ancêtre, étaient exactes, il possédait une solution de secours. Il s'accroupit et, à contre c½ur et posa doucement Julia sur le gazon frai. Celle-ci regarda en direction de ses parents puis détourna le regard. Il fouilla dans la poche de sa chemise, puis celles de son pantalon, tout en surveillant son amie, mais ne parvint pas à trouver ce qu'il cherchait. Il en déduit que le médaillon en argent envoûté aux armoiries de sa famille, cadeau offert par le Vatican en 1548 par le Pape Urbain 2 en même temps que le manoir dans lequel il vie, se trouvait quelque part sur la pelouze. Il ramassa une des torches dont le faisceau était pointé sur les deux cadavres, et éteignit les deux autres. Il pria Julia de se lever. Elle ne répondit pas, mais s'exécuta. Elle sentit le garçon lui prendre la main et l'entraîner lentement derrière lui. Ce geste accompagnant l'apparente assurance qu'affichait le garçon lui redonna un semblant de vigueur. Elle se concentra alors afin de ce calmer un peu, et n'y parvint qu'avec beaucoup de mal ainsi qu'une force de volonté impressionnante. Les larmes coulaient toujours à flot sur ses joues, mais elle ne pleurait déjà plus. Elle demanda d'une voix cassée, réprimant un sanglot qui la gagnait de nouveaux :
« Que cherches-tu ?
- Un médaillon, de quoi nous sortir de là. » Répondit le garçon simplement.
Elle observa le faisceau de la torche balayer de droite à gauche chaque centimètre carré de la cours à la recherche de son médaillon. Enfin il le trouva, reposant sur un buisson. Il montra le bijou à Julia et lui sourit. « On est sauvé ! » lui murmura-t-il.
« Je ne crois pas » lâcha sèchement une voix grave.
Gabriel pointa le faisceau en direction de la voix, et éclaira une dizaine d'anges à l'air menaçant dans le regard de chacun se lisait l'impatience de tuer.
« Donne-nous la fille avorton.
« Allez vous faire voir !
« Ce n'est pas très poli ce que tu nous dis là. »
Julia effrayée balaya le groupe. Elle sentait ses nerfs la lâcher, et faisait un gros effort pour ne pas perdre la tête. Elle sentit quelque chose de froid au creux de sa main. Van Helsing lui passait le médaillon sans que les anges s'en aperçoivent.
« Si je vous laisse la fille, vous me lassez la vie sauve ?
La jeune fille regarda le garçon, déboussolée ! Il serait prés à la donner en échange de sa vie ? « T'inquiet, je gagne du temps » Elle sursauta. La voix qu'elle avait reconnu comme étant celle de Gabriel venait de raisonner dans sa tête. « Tapote vite trois fois sur le médaillon »
« Oui, tu as notre parole. L'ange sourit.
« Fais- le, bordel ! »
- Alors elle est à vous. Il fit mine d'être désolé
- Quoi ! s'exclama-t-elle
« Tapote trois fois sur le médaillon ou je te laisse vraiment avec eux ! »
- Voila qui est sage de ta part petit...
Julia tapota de l'index sur le médaillon sans savoir ce qui allait se produire... D'ailleurs, rien ne se produisit !
« Plus fort ! »
- Alors tu serais prêt à trahir ton rang en échange de ta misérable vie ! T'es vraiment qu'un sale merdeux ! Cette voix au ton monocorde et doucereux provenait de derrière.
- Solën ?! S'exclama le chef de l'escouade des anges.
- Vite Julia, sa urge ! Rugit Gabriel tout haut cette fois.
La jeune fille s'exécuta, et cette fois, quelque chose se produisit : elle et son ami se sentirent comme aspirés, leur corps perdirent toute consistance et la torche s'éteignit. Ils restèrent immobiles dans leur forme éthérée. Ils eurent alors le loisir d'observer durant un bref instant une déferlante d'ombres de démons, dont certaines leur passèrent au travers, se précipiter sur l'escouade d'anges avant de se déphaser complètement, et de réapparaître sur l'asphalte devant un portique sombre.
Lorsque les effets de l'éther du portail se dissipèrent, la torche se ralluma, et Gabriel la pointa sur la boite à lettres verte incrustée dans le mur d'enceinte de la propriété. Julia lut l'adresse qui lui était si familière pour s'y être rendue de nombreuses fois depuis l'âge de six ans: 666 route de Mont-tombe, l'adresse du manoir des Van Helsing, à quinze kilomètres de Frontière.

